par Marie-Hélène Beaudoin
Woods s.e.n.c.r.l.
Dans le domaine du droit de la famille, les décisions rendues sont souvent intimement liées aux faits très particuliers de la cause, et donc difficilement extrapolables. C’est le cas notamment de l’affaire Droit de la famille — 112276 (2011 QCCS 3893), où la Cour supérieure était saisie d’une quatrième demande quant à la pension alimentaire accordée pour l’ex-épouse et les enfants. Une conclusion retenue par la Cour a toutefois particulièrement capté notre attention, soit celle relative à la détermination des revenus de Monsieur. À cet égard, il fut décidé qu’une rétrogradation que ce dernier s’était volontairement imposée dans le cadre de son emploi de policier ne devait pas être prise en compte comme ayant entraîné une diminution de ses revenus pour les fins de la fixation de la pension alimentaire, étant entendu que cette rétrogradation avait été faite au détriment des enfants. Pour arriver à cette conclusion, le Tribunal se fonde sur la réflexion suivante : « la pension alimentaire étant directement proportionnelle au revenu des parents, toute modification à la baisse affecte les enfants ». La Cour retient donc des revenus projetés en fonction des paramètres salariaux associés à son ancien poste. Constat plutôt logique, jusqu’à présent. Alors, pourquoi sommes-nous si intrigués par cette décision? Il faut lire la suite pour le savoir…