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vendredi 15 mars 2013

Elvis Presley en faveur de la violence conjugale?

Par François-Xavier Robert
Ordre des ingénieurs du Québec

Les Québécois ont une fascination pour celui que l’on surnomme « le King », comme en témoigne le film Elvis Gratton, qui porte sur les tribulations d’un banlieusard amateur d’Elvis Presley aux opinions politiques bien arrêtées. Dans une décision de la Cour du Banc de la Reine du Nouveau-Brunswick, R. v. Getson, 2011 NBQB 51, on discute des paroles des chansons de la vedette de King Creole.

Les faits de l’affaire sont sordides. L’accusé et la victime étaient mariés et cette dernière avait décidé de mettre fin à leur relation. L’accusé n’acceptait pas cet état de fait et avait décidé de tuer sa femme, indiquant que s’il ne pouvait avoir la victime, personne ne le pourrait. Il passa à l’acte à l’aide d’un couteau.

L’accusé ayant plaidé coupable à une accusation de meurtre au second degré, la Cour du banc de la Reine devait déterminer la peine, plus précisément le nombre d’années pendant lequel il ne pourrait bénéficier d’une libération conditionnelle.

Le juge rendant la décision laisse entendre que les chansons du King et de John Lennon reflètent une certaine acceptabilité sociale des meurtres passionnels, comme le montre le passage suivant :

« [27] He is not the only man to have ever expressed such a vile, abhorrent and repugnant attitude. That attitude has been heard many times.

[…]

[29] There are other powerful voices in our culture that imply acceptance and approval of that evil attitude. For example Elvis Presley sang “Baby Let’s Play House”. The lyrics of that melodious song include these:

“Come back, baby
I want to play house with you
Yeah
Now listen to me baby
Try to understand
I’d rather see you dead, little girl
Than to be with another man”

[30] John Lennon and the Beatles echoed that attitude in their song, “Run For Your Life”:

“Well I’d rather see you dead, little girl
Than to be with another man
...
You better run for your life if you can little girl
Hide your head in the sand little girl
Catch you with another man
That’s the end’ a little girl”

[31] Elvis Presley and John Lennon are gone but those toxic tunes live on. I take notice that those songs can be purchased through iTunes, from Apple Inc., (led by Steve Jobs) and other distributors. They may also have helped infect some other types of music and multimedia. »

Sur ce point, le tribunal aurait également pu référer aux chansons Hey Joe, dont l’interprétation par Jimi Hendrix est mémorable, ainsi que Down by the River que chantait Neil Young.
 

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