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lundi 4 novembre 2013

The Aftermath of Fake Abercrombie & Fitch found in Giant Tiger Stores

Par Sarah D. Pinsonnault

In Avant Garde international inc. c. Giant Tiger Stores Ltd. (2013 QCCS 5056), we are reminded that when something seems too good to be true (such as an Abercrombie & Fitch shirt for $12.93), it most probably is. In these instances, questions should be raised and the failure to do so can result in a party being barred from making any claims afterwards. 


Background
The Plaintiff, Avant Garde International Inc. (“Avant Garde”), acted as the middleman between the Defendant, Giant Tiger Stores Ltd. (“Giant Tiger”), and clothing manufacturers in China. Giant Tiger would place orders with Avant Garde for such things as Abercrombie & Fitch (“A&F”) and Hollister clothing. In turn, Avant Garde would procure these articles from companies in China and deliver them to Giant Tiger, who would then sell them across Canada in its numerous discount stores.

In early 2007, Abercrombie & Fitch Trading Co. (“Abercrombie”), owners of the A&F and Hollister trade-marks, began receiving tips from customers who were reporting fake A&F and Hollister clothing in Giant Tiger stores. Abercrombie then sent a demand letter to Giant Tiger who, in turn, told them to speak directly with its supplier, Avant Garde.

In the summer of 2008, in response to a complaint filed by Abercrombie, the RCMP conducted a police investigation into the alleged counterfeit Abercrombie clothing found in Giant Tigers stores. The findings revealed that the items were in fact counterfeit and criminal charges were subsequently filed against Avant Garde.

Abercrombie also filed an action against Giant Tiger before the Federal Court for trade-mark infringement. This resulted in an out-of-court settlement whereby Giant Tiger agreed to pay $750,000 to Abercrombie.

The Case at Bar
As a result of these events, Giant Tiger withheld certain payments to Avant Garde for the Abercrombie merchandise it ordered from them.

The case at bar was thus a response to this, whereby Avant Garde denied ever having sold counterfeit clothing to Giant Tiger and demanded the full payment of all outstanding accounts due. In turn, Giant Tiger filed a counter claim for damages that included a portion of the amount paid in the aforementioned settlement.

Analysis
With regard to alleged counterfeit Abercrombie garments, both parties purported that they were authentic. The Court however did not see it that way and concluded just the opposite. It was noted that when the owner of a trade-mark only sells its products in its own stores, the mere fact that someone can buy it elsewhere is a strong indication that they are counterfeits. Another hint is when the prices are drastically cheaper than what the items normally go for:

“[104] Par ailleurs, Eddie fait mention de certains indices utilisés par la GRC pour détecter la contrefaçon. 
[105] Elle mentionne que dans le cas où le titulaire d’une marque ne vend ses produits que dans ses propres magasins, la vente de tels produits ailleurs que dans ces magasins constitue un indice de contrefaçon. 
[106] Elle indique également que le prix peut constituer un indice. Par exemple, en l’espèce les vêtements sont vendus entre 12,93 $ et 14,93 $, alors que le prix normal pour de tels vêtements est d’environ 70 $. 
[107] Considérant ce qui précède, le Tribunal en arrive à la conclusion qu’il a été démontré, par prépondérance des probabilités, que les biens vendus par Avant Garde à Giant Tiger, faisant l’objet du présent litige, sont contrefaits.”
With respect to the monetary claims filed by both sides, these too were denied by the Court. After having been made aware of the contentiousness of these garments, the parties still continued to conduct business with one another. There were several red flags that should have led the parties to believe that the garments were not real Abercrombie wares or, at the very least, begin to ask questions.

In doing so, the Court found that both parties failed in their duty to become informed and to verify the information that was provided to them regarding the origins of the merchandise. These duties derive from the general duty of good faith in contractual relationships that is imposed by s. 1375 CCQ and notably reprised by the Supreme Court of Canada in Bank of Montreal v. Bail Ltée, [1992] 2 SCR 554.

Ultimately, this constitutes a sufficient cause for dismissal of both parties’ actions. Their failure to ask questions and to inform themselves of the authenticity of the goods was in fact the cause of the damages they both alleged to have incurred. For these reasons, their claims were dismissed:
 « [147] Le Tribunal conclut que Raikles a fait preuve d’aveuglement volontaire en l’espèce. 
[148] Son comportement démontre de la négligence ou, à tout le moins, une absence de prudence ou de diligence. 
[149] Bien sûr, Raikles dit être allé visiter ses manufacturiers en Chine. Il a demandé à son agent en Chine des documents attestant de l’authenticité de la marchandise. Cependant, il reconnaît que ceux-ci n’ont jamais été acceptés par Abercrombie. À cet égard, le Tribunal note que la visite d’une manufacture n’est pas un gage d’authenticité. Abercrombie a d’ailleurs souligné que les biens en cause proviennent de Chine. Par ailleurs, les documents que Raikles a obtenus au soutien de l’authenticité des vêtements, soit des feuilles de spécifications et des lettres, bien que ne faisant pas preuve de leur contenu, soulèvent des questions. Le texte des lettres est on ne peut plus laconique et mal rédigé[25].  
[150] Mais face à des allégations de contrefaçon, comment Raikles pouvait-il se fier à ses fournisseurs? Pourquoi n’a-t-il pas contacté directement Abercrombie pour s’enquérir de la légitimité de ses fournisseurs? 
[151] Le Tribunal estime que les démarches de Raikles auprès de ses fournisseurs s’inscrivent dans un continuum d’aveuglement volontaire. 
[152] Vu les conclusions qui précèdent, il ne saurait donc être question pour le Tribunal de faire droit à la réclamation d’Avant Garde.  
[…] 
[175] Tant pour Raikles que pour Giant Tiger, l’appât du gain a fait en sorte qu’ils se sont fermé les yeux. 
[176] Il aura fallu l’intervention de la GRC pour que tout ce manège cesse. 
[177] Le Tribunal ne peut cautionner le comportement de Giant Tiger en l’espèce. 
[178] Tout comme pour Avant Garde, le Tribunal conclut qu’il y a lieu d’opposer une fin de non-recevoir à la réclamation de Giant Tiger. 
[179] Giant Tiger ne peut invoquer sa propre turpitude. 
[180] Conséquemment, il y a lieu de rejeter sa réclamation à l’endroit d’Avant Garde. »
To read this case in its entirety, click here.

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