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jeudi 26 juin 2014

It Is Wise to Develop a Thick Skin When Entering the World of Politics

By Sarah D. Pinsonnault

In GM Développement inc. c. Caron, 2014 QCCS 2612, the plaintiff, a real-estate developer, decided to sue two Quebec City residents for having allegedly damaged its commercial reputation and incited a referendum to oppose the plaintiff's construction of a residential building. In response, the defendants filed a counter-suit for abusive action and argued that the plaintiff’s motion was solely aimed at trying to silence their dissenting opinions, which normally should be protected in democratic settings.




Context
The neighbourhood in question is described as an old residential district that, within its commercial area, has no building greater than twelve storeys. On the site of a former gas-station, the plaintiff sought to construct a residential building named “l’Îlot Irving”.  The plaintiff had its construction plans, namely a building varying in 3 to 9 storeys with some social housing units, approved by various municipal authorities.
However, the defendants disapproved of this project and increasingly made their discontentment known to others through various avenues, including the creation of a website and the distribution of leaflets. They passed out signs that bore a photo based on an architectural sketch of the projected building, which later proved to be misleading, with the caption “Non à un immeuble monstre”.
The defendants also banded with others and went door-to-door to collect signatures to force a referendum on the issue of the plaintiff’s construction project. Their efforts, in turn, proved fruitful and a referendum was held, during which a majority voted against the project.
Decision

The plaintiff alleged that the defendants damaged its commercial reputation. It also claimed damages for having to increase its public relations efforts in order to maintain public support and defend its position in the upcoming referendum.
On the subject of defamation, the trial judge cited a recent decision (Landry c. Dumont, 2012 QCCS 2769) in which it was raised that people who decide to participate in public and political affairs must display a higher level of tolerance than regular citizens when it comes to possible mistruths being said about them. For that reason, the Court found that the messages proliferated by the defendants formed an integral part of municipal referendums and were defendable:
« [25]        […]
Les propos tenus par des adversaires politiques peuvent parfois être durs, voire un peu mesquin, sans pour autant constituer de la diffamation.  Celui qui aspire à une charge publique doit s’attendre à ce que son adversaire utilise tous les moyens à sa disposition pour faire ressortir ses défauts.  Bien sûr, il y a une limite à ne pas dépasser.  Comme le souligne avec justesse la Cour d’appel, certains politiciens ne font pas dans la dentelle.
[26]        De l’avis du Tribunal, ces commentaires s’appliquent également dans un contexte de référendum municipal qui est aussi une démarche citoyenne. »
Furthermore, the plaintiff was claiming $12,400 in terms of damages for the additional work it had to perform in order to fight the alleged acrimonious sentiment that was being built against its project as a result of the defendants’ actions. The Court however did not grant this request:  

« [32]        A compter du 15 décembre 2011 jusqu’à la première semaine de février 2012 inclusivement, donc pour un salaire total de quelque 9 700 $ elle fait la tournée des commerçants pour s’assurer qu’ils sont sur la liste référendaire, elle installe une roulotte sur les lieux pour transmettre des informations et afficher des pancartes avec la vraie image de l’immeuble projeté, elle accompagne Paradim qui est spécialiste en communication, presse, mise en marché d’idées; elle rencontre plusieurs fois le Comité populaire et le greffier de la ville pour expliquer, elle fait du porte à porte et trouve des bénévoles pour en faire aussi.  Elle discute aussi plusieurs fois avec des gens qui ne sont pas toujours d’accord avec le projet.  Les gens semblaient ne plus la croire et, dit-elle, il fallait se débattre contre la hargne qui les animait.  Il fallait les convaincre de tout, la verdure, la vente des logements sociaux à perte etc.

[33]        La  demanderesse n’a fait la preuve d’aucun autre déboursé.  De l’avis du Tribunal, ces démarches sont davantage de la nature d’une campagne référendaire que d’une campagne de rétablissement de la réputation de la demanderesse. »

In closing, the Court found that the plaintiff’s construction project was highly contentious and believed that many of those who voted against it during the referendum were not doing so solely because of the defendants' actions. Consequently, the plaintiff’s motion was dismissed, in addition to the defendants’ cross-demand.
To read this decision in its entirety and other elements discussed therein, click here.
 

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