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jeudi 21 août 2014

A Continuation of the Régie de l'assurance maladie du Québec c. Pharmaprix inc. Case

By Sarah D. Pinsonnault

In order to obtain an order suspending the execution of a Court of Appeal judgment pending appeal to the Supreme Court of Canada, the petitioner must prove, pursuant to article 522.1 of the Civil Code of Procedure, that: (1°) the grounds of appeal to the Supreme Court are serious; (2°) the petitioner will suffer an irreparable prejudice if the suspension is not ordered; and (3°) the balance of inconveniences weighs in his favour. In Régie de l'assurance maladie du Québec c. Pharmaprix inc., 2014 QCCA 1488, Justice Doyon, J.C.A. was of the opinion that the argument raised by the Petitioners, that being the alleged lack of jurisdiction of the appellate judge who rendered the decision in Pharmaprix inc. c. Régie de l'assurance maladie du Québec, 2014 QCCA 1288 (“First Appeal Judgment”), raised a serious question that had a bearing on the evaluation of the remaining criteria set forth in art. 522.1 C.C.P.


Context

To begin, a summary of the proceedings that led up to the present judgment has been provided by Rizwan A. K. Gondal and can be read here. Essentially, the case at bar followed the dismissal of the Petitioners’ motion for “reconsideration” of the First Appeal Judgment and, subsidiarily, “revocation of said judgment” (“Second Appeal Judgment”).

It appears as though the “serious” argument put forth by the Petitioners before Justice Doyon, J.C.A., had been raised in the Second Appeal Judgment but never during the First Appeal Judgment. Indeed, Justice Morissette, J.C.A. who rendered the Second Appeal Judgment, noted that fact:

“[14]        In essence, the Petitioners raise two lines of arguments:
―   The subpoenae served on them were issued on the strength of section 9 of Act respecting public inquiry commissions (the ARPEC), a statute to which explicit reference in made in section 20 of the ARAMQ. But, unlike section 18 of the ARAMQ, which is bolstered by section 19 of the same Act, the privative clause contained in section 17 of the ARPEC is not backed by a “clauses de renfort”. Therefore, say the Petitioners, Justice Kasirer did not have jurisdiction to summarily annul the stay granted on May 1. This argument, incidentally, was not raised before Justice Kasirer, which is why there is no mention of it in his reasons for judgment.” (references omitted; emphasis added)
More precisely, this argument was summarized by Justice Doyon, J.C.A., as follows :

“[12]      En somme, selon les requérants, si la RAMQ a le pouvoir de décerner un subpoena, ce n’est pas en vertu de sa Loi, mais, par renvoi, en vertu de la Loi sur les commissions d’enquête. Par conséquent, en faisant enquête, la RAMQ agit en sa qualité officielle, mais elle n’agit plus en cette qualité lorsqu’elle décerne un subpoena, ce qu’elle fait en tant que personne investie des pouvoirs d’un commissaire d’une commission d’enquête. Or, la Loi sur les commissions d’enquête ne contient pas une clause de renfort. Ils ajoutent être confortés dans leur argument par le fait que les dispositions prévues à l’art. 20 sont insérées après les art. 18 et 19 de la Loi, ce qui confirmerait l’intention du législateur d’exclure l’utilisation de la clause de renfort dans un cas comme celui qui nous occupe. ”

Decision

Nevertheless, despite having omitted to raise this argument before the Judge of the First Appeal Judgment, Justice Doyon, J.C.A., stated that this jurisdictional argument presented before him could not be overlooked:

“[17]      Habituellement, le juge siégeant seul à qui l’on présente une telle demande de suspension est confronté à un arrêt prononcé par la Cour et on lui demande d’en suspendre les effets en invoquant des erreurs que celle-ci aurait commises. En l’espèce, non seulement invoque-t-on des erreurs que mon collègue aurait commises, mais l’on conteste même sa compétence d’annuler une décision de première instance comme il l’a fait. Autrement dit, la question qui m’est présentée va bien au-delà des cas soumis.
[18]      Dans ces circonstances, je ne peux examiner les deux autres critères (le préjudice irréparable et la balance des inconvénients) sans avoir à l’esprit cette particularité du dossier. ”
With that in mind, Justice Doyon, J.C.A., proceeded with a review of the remaining criteria necessary for the stay of the execution of the First Appeal judgment. In doing so, he found that the Petitioners would suffer an irreparable harm if the stay was not issued and that the balance of inconvenience favoured them. The execution of the First Appeal Judgment was therefore stayed until the Supreme Court of Canada renders its decision on the Petitioners’ application for leave to appeal.

This decision in its entirety can be read here

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