par
Sarah D. Pinsonnault
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08 Oct 2014

When the Transcripts of the Depositions Become Necessary Before the Court of Appeal

Par Sarah D. Pinsonnault, avocate

By Sarah D. Pinsonnault 

In order for the
Court of Appeal to effectively consider the issues in dispute, it must be equipped
with all of the appropriate analytical tools, such as the transcripts of the
depositions and the exhibits. This is notably the case when one contends that the
trial judge rendered an “unreasonable decision”. In Sinotte c. Gagnon, 2014
QCCA 1755, among the Appellants’ six grounds of appeal, they claimed that the
trial judge rendered “globalement, une
décision déraisonnable
”. However, due to alleged financial restraints, they
chose not to transcribe the (albeit, 11-day) hearing. Consequently, the only
tool the Court of Appeal was left with in order to analyse this ground of
appeal was the factual reasoning put forth by the trial judge in his judgment. This
undoubtedly proved to be inadequate for what was being asked of the Court of
Appeal, and this ground of appeal was therefore dismissed for that reason.  

Context

The 11-day trial
in question was a defamation suit instituted against the Appellants by their
son’s classroom teacher (hereinafter referred to as “the Respondent”). It appears
as though their son displayed behavioural problems within the classroom; so the
Respondent assigned him to a more secluded/calmer area. When the Appellants discovered
this, instead of waiting to speak with the new director general of their son’s
school board, they rather hastily denounced the situation to the media, and a media-frenzy
ensued.

The trial
judge granted
in part the Respondent’s motion and ordered the Appellants to, inter alia,
jointly pay her $35,000. The trial judge also dismissed the
Appellants’ cross-demand that claimed $1,150,000 in damages under the premise that
they were victims of a SLAPP suit.

Decision

The Court of
Appeal dismissed all of the Appellants’ grounds of appeal. This was essentially entirely
based on an analysis of the trial judge’s reasoning process found in his judgment, since the Court of
Appeal lacked the relevant documents and extracts from the evidence necessary
to decide on the questions at issue. In fact, the Court of Appeal raised this
point on several occasions throughout its judgment:

“[11] Cela dit, les appelants reprochent au juge d’instance : 1) d’avoir qualifié de diffamatoires les propos en litige, 2) de ne pas y avoir vu une critique dans l’intérêt public, 3) d’avoir évalué les témoignages selon une mauvaise norme, 4) de ne pas voir dans cette action une poursuite-bâillon, 5) d’avoir accordé des dommages déraisonnables et enfin, 6) d’avoir rendu, globalement, une décision déraisonnable.

[12]
Réglons ce dernier moyen en rappelant, encore une fois, l’affaire Pateras c. Bachetti, où la Cour explique la difficulté évidente d’intervenir
sur une question si la partie qui la soulève ne produit pas toute la preuve
pertinente. Or, malgré la note liminaire au mémoire des appelants voulant
qu’ils soient financièrement incapables de faire transcrire les onze jours
d’audition en Cour supérieure, la règle demeure la même. Lorsqu’ils avancent
que la décision est déraisonnable parce qu’il n’y a aucune preuve sur un
aspect, que le juge n’a accordé aucune importance aux contradictions majeures
entre les intimés et leurs témoins ou encore qu’il refuse erronément de croire
un témoin, il est manifeste que l’analyse est impossible sans le bénéfice de la
preuve et des témoignages
. D’ailleurs, à l’audience, ils n’ont pas insisté.
Ce moyen d’appel, que les appelants qualifient eux-mêmes de secondaire, doit
être rejeté.

[…]

[26]
Enfin, quant à l’évaluation des dommages eux-mêmes, la Cour n’interviendra que
si le juge commet une erreur manifeste et dominante. Encore une fois, la
preuve étant absente du dossier d’appel, il est impossible de se pencher
pleinement sur cette question
. Les appelants soulèvent l’argument d’une
possible double compensation puisque l’action intentée contre les médias pour
les mêmes dommages s’est terminée par une transaction entre les parties. Or, le
juge en tient compte, il n’ignore pas cet aspect d’autant plus que la
transaction confidentielle a été déposée en preuve devant lui. Dans ces
circonstances, il est impossible de conclure qu’il y a ou non double
compensation. ” (references omitted; emphasis added)

This decision
therefore serves as a reminder of what is important to provide the Court of
Appeal with in order for the issues in dispute to be considered in full and
properly addressed.

To read this
decision in its entirety and the other elements discussed therein, click here.

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