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mardi 11 novembre 2014

Air Canada before the Supreme Court of Canada: the issue of the compensation claims for a breach of the Official Languages Act

Par Fanny Albrecht

According to the Official Languages Act (R.S.C., 1985, c. 31 (4th Supp.)), "Every federal institution has the duty to ensure that any member of the public can communicate with and obtain available services from its head or central office in either official language [...]". This Act gives English and French equal status in Canada. The Official Languages Act allows any person to file a complaint with the Office of the Commissioner of Official Languages and to apply to the Federal Court for a remedy. However, can compensation be granted for a breach of the Official Languages Act that occurred during an international carriage by air? This specific issue has been raised before the Supreme Court of Canada which handed down a decision in Thibodeau v. Air Canada, 2014 CSC 67 on October 28th, 2014. The Court ruled that "[6] Le régime de responsabilité uniforme et exclusif pour les dommages établi par la Convention de Montréal à l'égard des transporteurs aériens internationaux ne permet pas d'accorder des dommages-intérêts en cas de violation de droits linguistiques lors d'un transport aérien international".

Context
In 2009, Mrs. and Mr. Thibodeau flew to several international destinations with Air Canada airline. During those flights, Mrs. and Mr. Thibodeau were not served in French and they noticed that Air Canada had only communicated in English and not in French as required by the Official Languages Act.

Mrs. and Mr. Thibodeau had filed complaints with the Office of the Commissioner of Official Languages which held that Air Canada did not comply with its obligations to communicate and provide services in French and in English.

An action was later initiated by Mrs. and Mr. Thibodeau before the Federal Court in order to obtain compensation for lack of available services in French while they were flying with Air Canada airline, on the ground that this violated the Official Languages Act. The Federal Court ruled in favor of Mrs. and Mr. Thibodeau.

Air Canada had therefore lodged an appeal before the Federal Court of Appeal which dismissed Mrs. and Mr. Thibodeau's compensation claims.

Mrs. and Mr. Thibodeau then initiated an action before the Supreme Court of Canada. The Court notably examined whether or not the Convention for the Unification of Certain Rules for International Carriage by Air (Montreal, 28 May 1999, "Convention de Montréal"), which limits compensation claims, should be applied in this case and therefore should dismiss Mrs. and Mr. Thibodeau's claims.

Decision
In its decision handed down on October 28th 2014, the Supreme Court of Canada upheld the Federal Court of Appeal's decision not to award damages to Mrs. and Mr. Thibodeau and held that:
"[6] Le pouvoir général que confère la LLO [Loi sur les langues officielles] d'accorder une réparation juste et convenable ne peut - et ne doit pas - être interprété comme autorisant les tribunaux canadiens à déroger aux obligations internationales qui incombent au Canada en application de la Convention de Montréal".
In this respect, the Supreme Court of Canada pointed out that:
"[48] [...] le texte et l'objet de la Convention de Montréal, ainsi qu'un fort courant jurisprudentiel, démontrent clairement que l'exclusivité du régime de responsabilité établi par la Convention de Montréal permet à tout le moins d'exclure les actions découlant du préjudice subi par les passagers en cours de vol ou lors de l'embarquement et du débarquement, si ces actions ne sont par ailleurs visées par le régime des recours autorisés".
Indeed, pursuant to Article 29 of the Convention de Montréal, "[...] any action for damages, however founded, whether under this Convention or in contract or in tort or otherwise, can only be brought subject to the conditions and such limits of liability as are set out in this Convention [...]". In the case at hand, the Court set forth that a breach of the Official Languages Act could not be interpreted as one of the requirements listed by the Convention de Montréal to obtain compensation.

However, Judge Abella, on behalf of the dissenting opinion, emphasized that:
"[170] Notre Cour a souvent affirmé que le droit national devait être interprété généreusement, en accord avec le droit international et ses valeurs en matière de droits de la personne. Elle n'a jamais dit que le droit international devait être interprété de façon à affaiblir les droits de la personne protégés par le droit national".
The Supreme Court of Canada finally considered that:
"Suivant une interprétation correcte de la LLO [Loi sur les langues officielles] et de la Convention de Montréal, aucun conflit n'oppose les pouvoirs de réparation généraux conférés par la LLO [Loi sur les langues officielles] et l'exclusion du recours en dommages-intérêts par la Convention de Montréal, et il n'est donc pas nécessaire de déterminer lequel de ces textes prévaudrait dans le cas contraire".
To read this decision in its entirety, click here.

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