Congédiement hâté en raison d’une assignation à devenir juré

Par Sophie LacroixPellerin Savitz s.e.n.c.r.l. Lorsqu’un fait hâte le congédiement, par ailleurs inévitable, d’une employée lors de sa période de probation, prudence s’impose lorsque ce fait est relié à des présomptions de pratiques interdites! Ainsi, dans Fiset c. Femmes autochtones du Québec inc. (2013 QCCRT 0401), la Commission des relations du travail arrive à la conclusion que puisque le congédiement de l’employée a été hâté par le fait qu’elle avait été assignée à devenir juré, elle devait être réintégrée et indemnisée par l’équivalent du salaire et des autres avantages dont l’a privée le congédiement, et ce, jusqu’à la fin de sa probation. FaitsLa plaignante obtient un poste d’agente du développement auprès de la défenderesse, pour une durée de 6 mois, comprenant une probation de 3 mois. Dès l’embauche de la plaignante, cette dernière fait valoir à l’employeur la difficulté d’occuper le poste en raison de la distance entre son travail… Lire la suite