Le nombre de poursuites intentées est parfois un indice puissant d’abus
Par Karim Renno, Irving Mitchell Kalichman s.e.n.c.r.l.

Irving Mitchell Kalichman s.e.n.c.r.l.
Dans cette affaire, les Défendeurs présentent une requête en rejet d’action pour cause d’abus et une demande pour faire déclarer le Demandeur plaideur quérulent.
Dans le cadre de son analyse de la question qui lui est soumise, le juge Emery note que le lourd historique judiciaire du Demandeur est un indice de l’abus procédural:
[19] Cette action par
laquelle Mario Brousseau réclame aux avocats ainsi qu’à d’autres défendeurs la
somme de 380 970,78 $ est abusive et vexatoire.
[20]
L’examen de la requête introductive d’instance de même que la
transcription de l’interrogatoire préalable de Mario Brousseau qui s’est tenu le
16 août 2011 révèlent clairement qu’elle ne repose sur aucun fondement
juridique. Elle vise uniquement à exercer une pression sur les avocats qui
représentaient Caisse Desjardins de Joliette en ternissant leur réputation tout
en agissant de façon revancharde et abusive.
[21]
Cet abus de Mario Brousseau paraît avec beaucoup plus d’acuité lorsqu’on
examine l’ensemble des recours judiciaires intentés par lui. En faisant
référence à tous ces recours, les requérants recherchent non seulement le rejet
de la présente action à leur endroit mais aussi une déclaration de quérulence
fondée sur l’article 54.5 C.p.c. qui édicte : […]
Le texte intégral du jugement est disponible ici: http://bit.ly/GKTQ0t
Référence neutre: [2012] CRL 120

Pour moi, les deux blogues vont dans le même sens… Le fait d'intenter plusieurs procédures est effectivement un facteur crucial dans la déclaration de quérulence, mais s'il n'est accompagné d'aucun autre signe de quérulence, ce n'est pas suffisant.