Des événements historiques romancés mais présentés comme étant factuels sont-ils protégés par droit d’auteur?

Il est reconnu dans la jurisprudence canadienne que des faits ne sont pas protégés par droit d’auteur. Mais qu’en est-il d’événements historiques ayant été embellis ou inventés mais présentés par l’auteur comme étant factuels? Voici ce que la Cour fédérale a eu à trancher dans la décision Winkler v. Hendley, 2021 FC 498.

Un simple « consentement » existe-t-il en droit d’auteur?

En présence d’un contrat, peu importe sa forme, la qualification de celui-ci est essentielle pour trancher un litige. Les types de contrats existant en matière de droit d’auteur et les éléments permettant de les identifier sont au cœur de la décision de la Cour d’appel du Québec dans Druide Informatique inc. c. Éditions Québec Amérique inc., 2020 QCCA 1197. Contexte L’appelante, Druide informatique inc. (« Druide »), est notamment connue pour son logiciel d’aide à la rédaction Antidote (par. 8). L’intimée, Les éditions Québec Amérique inc. (« QA »), est notamment connue pour son dictionnaire thématique Le Visuel, qui permet de retrouver un mot à partir d’une illustration ou d’un thème (par. 9). À partir de 1997, l’appelante et l’intimée conviennent d’un partenariat d’affaires afin de créer un « pont informatique » entre ces deux produits complémentaires, qui évoluera vers une intégration en 2004 (par. 14). Ce partenariat qui durera… Lire la suite

En vue de la Conférence Legal.IT 2017, revisitons une des premières décisions portant sur le droit d’auteur d’un jeux vidéo au Canada

ParPierre-Marc Gendron Avocat LaCour supérieure du Québec rendait en 2015 la première décision portant sur ledroit d’auteur d’un jeux vidéo au Canada dans l’arrêt Seggie c. Roofdog Games Inc. (2015 QCCS 6462) (« Roofdog »). Unedécision attendue pour une industrie qui contribue 3 milliards $ chaque annéeau PIB canadien, soutenue notamment par les développements en logiciels et le travailminutieux d’artistes illustrateurs.[1] Deplus, réalisant le fort potentiel de croissance de cette industrie, le gouvernementquébécois a annoncé une dotation de 15 millions de dollars dans du budget2015-2016 afin d’investir dans les entreprises québécoises œuvrant dansl’industrie du jeu vidéo.[2]  Faits Dans l’affaireRoofdog, le demandeur, M. Seggie, réclame un partage des profits enreconnaissance de sa contribution à l’illustration d’éléments du jeu vidéo Extreme Road Trip, propriété de ladéfenderesse, Roofdog Games Inc., dont M. Germain est le dirigeant etfondateur. M.Germain quitte son emploi en mars 2011 pour créer l’entreprise Roofdog GamesInc. et s’y consacrer à… Lire la suite

Nouvelles exigences pour l’affichage public au Québec

Par Me Vinay Desai,  Lapointe Rosenstein Marchand Melançon, L.L.P. Le débat concernant l’utilisation de la langue française comme langue d’affichage commercial au Québec s’est intensifié à la suite de l’introduction d’un projet de règlement proposant la modification de la Charte de la langue française (la « Charte »). Les amendements obligeraient les entreprises qui utilisent des marques de commerce anglaises dans leur affichage public au Québec à y inclure une description française ou une autre « présence suffisante du français. » Historique  La Charte actuelle, ainsi que le Règlement sur la langue du commerce et des affaires (le « Règlement »), stipulent que les enseignes et les affiches publiques, de même que la publicité commerciale, doivent être rédigés soit uniquement en français soit en français et dans une autre langue, pourvu que, dans ce dernier cas, le français y figure de façon nettement prédominante. Le Règlement prévoit cependant une exception… Lire la suite