« Restraining order » à la demande des parents
Par Magdalena Sokol
LaSalle Sokol, avocats
Garde d’enfant et droits d’accès, pension
alimentaire pour enfants et époux, usage de la résidence familiale et des
meubles, paiements des dépenses familiales, voilà en bref les demandes en droit
de la famille lors de l’audition des mesures provisoires au divorce. Or, dans Droit de la famille – 13398 (2013 QCCS
699), l’une des demandes de la mère est un peu particulière, soit une
ordonnance de non communication entre les parents.
Les
faits
Les parties sont en instance de divorce.
Elles sont les parents de deux enfants nés en 2000 et en 1999. En février 2012,
la mère signifie au père une requête introductive d’instance en divorce et une
requête pour mesures provisoires qu’elle amende par la suite pour y inclure la
conclusion suivante : « an order that they [les parties] do not communicate
with each other except on matters concerning the children. » Le 22 mars 2012,
les parties signent un consentement à jugement intérimaire dans lequel : « both
parties undertook not to communicate with each other except relating to the
children and not to come within 100 meters from the other unless necessary for
the purpose of visitation rights. » Ce consentement à jugement n’a pas été
entériné par la Cour. Puis, le 3 mai
2012, un jugement intérimaire est rendu par la Cour pour valoir jusqu’au 28
juin 2012 et dans lequel il est ordonné : « the parties refrain from
communicating directly with one or the other except through emails or, in case
of emergency. » Cette ordonnance est reconduite le 28 juin 2012 et par la suite
le 19 juillet 2012. Enfin, le 20 février 2013, l’honorable Hélène Langlois,
j.c.s., est saisie de la requête amendée de la mère pour mesures
provisoires.
Analyse
Le père ne s’objecte pas à l’ordonnance de
non communication demandée par la mère. Au contraire, les deux parents
consentent à une telle ordonnance. Ainsi, la juge conclut :
« [13] […] the
parties have agreed that a restraining order should be issued by the Court
against both parties.
[…]
Restraining order
[67] Mother testified
that, until Father received a letter from her lawyer dated December 18th 2012,
he called almost everyday, sometimes 20 to 30 times a day in order to discuss
various issues other than the children. Some of these calls were to make her
aware of his various mental and physical crisis.
[68] She feels
harassed and impeded in her day to day activities and it has become
intolerable.
[69] Father confirmed
that several of their encounters have degenerated and according to the children
there were a lot of screaming between the parties.
[70] In these
circumstances, the restraining orders issued in the interim judgment dated May
3rd 2012 will be renewed. The Court will order the parties not to communicate
with each other except in case of necessity in relation with the children. »
Le texte intégral de la décision est
disponible ici.

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