Dans SS&C Technologies Canada Corp. c. Bank of New York Mellon Corp., rendu le 31 juillet 2026, la Cour suprême du Canada revisite, dans un jugement unanime, la doctrine de la destruction d’éléments de preuve – souvent désignée comme la spoliation – et précise les conséquences qui doivent découler d’une telle conduite. La Cour intervient dans un domaine qu’elle n’avait pas directement réexaminé depuis plus d’un siècle, alors que la preuve est désormais largement électronique, automatisée et parfois éphémère.
Catégorie : Chroniques du CRL
Réformes en droit criminel canadien : Que faut-il savoir sur le projet de loi C-14?
On récapitule, dans ce billet, les modifications aux régimes de remise en liberté provisoire et de détermination de la peine apportées par le projet de loi C-14.
Animal Justice c. PGQ : les limites du contrôle judiciaire
La Cour supérieure rappelle que le pourvoi en contrôle judiciaire n’est pas un outil approprié pour forcer un acteur gouvernemental à prendre une décision politique.
Réforme du droit de la famille : une meilleure protection aux conjoints de fait
Plus de dix ans après l’affaire Éric c. Lola, le Québec a adopté une réforme importante en droit de la famille, qui a introduit le régime d’union parentale.
La Loi 21 sous la loupe juridique : une mise en contexte
L’article vise à offrir une mise en contexte de l’adoption de la Loi 21, et de ses effets, afin d’introduire une série portant sur les divers débats juridiques soulevés devant la Cour suprême.
La Cour suprême tranche sur la constitutionnalité des clauses privatives : Démocratie en surveillance c. Canada (Procureur général)
Le 30 juillet 2026, la Cour suprême du Canada a mis fin à l’incertitude laissée par l’arrêt Vavilov concernant la validité constitutionnelle des clauses privatives, mettant partiellement fin à un débat constitutionnel centenaire concernant le pouvoir de contrôle des cours de justice sur les décideurs administratifs. Par son jugement dans Démocratie en surveillance c. Canada (Procureur général), 2026 CSC 28, le plus haut tribunal du pays est venu reconnaître que toute mesure visant à soustraire quelque aspect que ce soit d’une décision administrative au contrôle de sa légalité va à l’encontre de la Loi constitutionnelle de 1867. L’existence d’une « culture de justification » en droit administratif canadien est donc bel et bien consacrée.







