Par Marie-Hélène BeaudoinMcCarthy Tétrault Lundi matin. C’est donc le moment de faire le survol de certaines auditions particulièrementintéressantes prévues pour la semaine à venir (à moins de demandes de remise oude règlement hors Cour, évidemment) devant la Cour d’appel du Québec et devantla Cour suprême. Il y a du pain sur la planche cette semaine! D’autant plus que plusieurs décisions pouvant créer des vagues risquent d’être rendues, notamment dans des appels touchant la liberté de presse, traitant de la constitutionnalité de la divergence entre les lignes directrices fédérales et provinciales en matière de pension alimentaire, portant sur des questions en matière d’aide juridique (rarement portées en Cour d’appel), concernant les règles d’interprétation des contrats, etc. Droit civil. Injonction. Bruit. Droit corporatif. Nullité d’unerésolution. Le 5 novembre 2012, la Cour d’appel deMontréal entendra l’appel de la décision rendue dans Max Aviation inc. c. Développementde l’aéroport St-Hubert de Longueuil (DASH-L), 2011QCCS 528. Cette affaire concerne la limitation des activités de… Lire la suite
Auteur : Marie-Hélène Beaudoin
Auditions à venir (suite)
Par Marie-Hélène BeaudoinMcCarthy Tétrault Je vous ai annoncé lundi qu’il y aurait une suite à la chronique « Auditions à venir », vu le nombre d’affaires occupant la Cour d’appel cette semaine. La voici enfin. Compte tenu du retard à publier cette chronique, exceptionnellement, nous traitons ici tant d’affaires qui «ont été entendues» les 30 et 31 octobre 2012 que d’affaires qui «seront entendues» les 1er et 2 novembre 2012. Mea culpa. Droit criminel. Meurtre deuxième degré. Le 30 octobre 2012, la Cour d’appel de Montréalentendait le dossier Sainvil c. La Reine, en appel d’une décision nonpubliée où l’accusé avait été trouvé coupable de meurtre au second degré. Le Courrier du Sud en Montérégie traitaitde cette affaire dans un articlepublié le 17 février 2010. Droit international privé. Exceptiondéclinatoire. Forum non conveniens. Art.3135 et 3148 C.c.Q. Le 30octobre 2012, la Cour d’appel de Montréal entendait l’appel de la décision StormbreakerMarketing and… Lire la suite
Auditions à venir
par Marie-Hélène BeaudoinMcCarthy Tétrault Cette semaine, la Cour d’appel a un rôle tellement chargé que nous avons décidé de scinder la présente chronique en deux parties. Vous trouverez donc ici le résumé des auditions prévues pour le 29 et le 30 octobre 2012. La suite mercredi matin. Procédure civile. Irrecevabilité. Procéduresabusives. Art. 54.1 et suiv. C.p.c. Le 29 octobre 2012, devant la Cour d’appel de Montréal, sera entendul’appel de la décision rendue par l’honorable André Wéry dans l’affaire Valkanas c. IPC Financial Network Inc., 2011QCCS 5683, rejetant l’action des demandeurs en application des articles 54.1et suiv. C.p.c. Les faits de l’affaire sont quelque peu compliqués. Qu’ilsuffise donc de mentionner que les demandeurs avaient institué une action comprenantentre autres une réclamation en dommages pour atteinte à leur réputation, enraison de la façon dont les défenderesses avaient réglé des différendsimpliquant des anciens clients des demandeurs, après avoir acquis leurentreprise de courtage en placements, alors… Lire la suite
« Passe-moi la puck, je vais en compter des buts »
Par Marie-Hélène BeaudoinMcCarthy Tétrault En cette période de lock-out, si l’on ne peut voir lehockey à la télévision ou au Centre Bell, pourquoi ne pas le voir… enjurisprudence? Ce vendredi, je relève donc quelques décisions où il a étéquestion de ce sport. Il y a évidemment plusieurs décisions classiques quitraitent de la violence au hockey, soit sur la glace ou suite à une partie. Vous vousrappellerez sans doute de Smithers c.R., [1978] 1 R.C.S. 506, AZ-78111032,qui étudie la question de la théorie de l’homme au crâne fragile en droitcriminel. Vous vous souviendrez sans doute également de l’absolutioninconditionnelle de Jonathan Roy, prononcée dans l’affaire R. c. Roy, 2009QCCQ 13939. Cela dit, le hockey a des répercussions dans toutes sortes dedomaines du droit inattendus… D’abord, sur la question de la violence au hockey, l’honorable MarcBeauregard s’exprimait comme suit dans l’arrêt Tremblay c. Deblois,C.A.Q. 200-09-000607-942,16 février 1998 : « Le hockey est un sport qui,… Lire la suite
Déclaration de quérulence en Cour d’appel
Par Marie-Hélène BeaudoinMcCarthy Tétrault S.E.N.C.R.L., s.r.l. Avec l’avènement des articles 54.1 et suiv. C.p.c., nous avons constatéune multiplication des requêtes visant à faire déclarer certains plaideursquérulents. Si les critères sont bien connus, le résultat d’une telle demanden’est toutefois pas toujours facile à anticiper. Certains tribunaux, plusactivistes et proactifs, gardiens des ressources limitées des tribunaux, n’ontpas hésité à prononcer des déclarations de quérulence. D’autres ont montré plusde réserve, les déclarations de quérulence devant normalement n’être prononcéesque dans des cas exceptionnels, afin de ne pas limiter indûment l’accès à lajustice. En Cour d’appel, les déclarations de quérulence sont encore plus rares,puisqu’il existe normalement des mécanismes de contrôle en première instanceainsi que des règles relatives à l’appel qui font déjà en sorte de filtrer lesrecours qui ne devraient pas normalement cheminer devant la plus haute cour dela province. Cela dit, certains cas nécessitent effectivement la mesuredrastique qu’est la déclaration de quérulence. L’affaire Brousseau c. Montréal (Villede),… Lire la suite
La poutine : sujet de droit?
Par Marie-Hélène BeaudoinMcCarthy Tétrault S.E.N.C.R.L., s.r.l. Frites,sauce, fromage. Pas grand-chose de litigieux là-dedans me direz-vous? Chercherle mot « poutine » dans un moteur de recherche de jurisprudence vousdémontrera le contraire. Je sais, je l’ai fait. Voici donc quelques-uns desrésultats de ma recherche, parmi les plus… savoureux. La poutine et lescontrats Dans Restaurant Chez Gérard Patates frites ltée c. Gestion Paulimar inc., 2009QCCS 276, la demanderesse requérait du tribunal qu’il émette une ordonnanced’injonction permanente afin que les défendeurs cessent d’opérer un restauranten violation d’une clause de non-concurrence contenue dans un contrat defranchise, notamment parce que la poutine avait le même goût. La Courn’accorda pas l’injonction demandée : « [41] De surcroît, la preuve a révélé que lesdéfendeurs ont changé l’orientation de leur restaurant en détruisant l’ancienbâtiment et en construisant une nouvelle bâtisse sept fois plus grande. Cefaisant, la nouvelle clientèle est attirée par un menu différent et plus variémême si on y retrouve plusieurs produits aussi communs que… Lire la suite
