Groupe SNC-Lavalin inc. c. Duhaime, 2025 QCCA 73

PROCÉDURE CIVILE : Le juge de première instance a erré en rejetant la demande de l’appelante en communication de documents qui étaient en la possession du DPCP; même si le dossier est long à mettre en état, la phase exploratoire, justifiant une approche souple de la notion de «pertinence» des documents demandés, est toujours en cours pour l’ensemble des parties. 2025EXP-371***  Intitulé : Groupe SNC-Lavalin inc. c. Duhaime, 2025 QCCA 73 Juridiction : Cour d’appel (C.A.), Montréal Décision de : Juges Mark Schrager, Guy Cournoyer et Judith Harvie Date : 29 janvier 2025 Références : SOQUIJ AZ-52091884, 2025EXP-371 (15 pages) –Résumé PROCÉDURE CIVILE — administration de la preuve — production de documents — document en la possession d’un tiers — dossier criminel — Directeur des poursuites criminelles et pénales — accusation criminelle — plaidoyer de culpabilité — instance civile — phase exploratoire — recherche de la vérité — pertinence — interprétation large — règle de la proportionnalité… Lire la suite

Les règles définitives de la SEC sur la divulgation obligatoire d’information sur les risques liés aux changements climatiques : Quels enjeux pour le Canada ?

Le 6 mars 2024, la Securities and Exchange Commission des États-Unis a rendu publique ses règles définitives visant à améliorer et à normaliser la divulgation d’informations relatives aux changements climatiques par les sociétés ouvertes. Ces règles, bien qu’actuellement contestées en justice, pourraient avoir un impact significatif sur les entreprises canadiennes.

La nécessité de transparence judiciaire est conditionnelle à la pertinence des éléments présentés

Par Francis Hemmings Lauzon Bélanger Lespérance Inc. Dansle jugement Pelchat c. Astral Média inc. (2012 QCCS 4295). L’honorableDaniel Payette décide du sort d’une requête formulée par Astral Média inc. (« Astral »).Pour parvenir à trancher la question en litige, le tribunal précise que lanécessité de transparence judiciaire est conditionnelle à la pertinence deséléments présentés. Enbref, après avoir communiqué une pièce à la partie demanderesse dans le cadred’une défense, Astral obtient une ordonnance de confidentialité pour cettepièce en 2006. Plus tard, Astral demandera plutôt de pouvoir produire cette piècesous une forme caviardée. L’objectif était de protéger des informationsconfidentielles, tout en permettant une utilisation publique de la pièce. Lademanderesse n’a pas accepté cette façon de procéder. Le juge a alors étécontraint de décider si Astral pouvait conserver la confidentialité des informationscontenues dans une pièce en les caviardant. « [25] D’entréede jeu, il importe de comprendre que le but d’une ordonnance de confidentialitéest de permettre la… Lire la suite